Il suffit parfois d’un bout de tissu, d’une texture, d’une transparence, d’une ombre, d’un souffle d’air, pour nous transporter dans un monde imaginaire. Nous sommes en Afrique, aux confins des Hautes Terres de Madagascar, à Ambalavao.

Sur la place, jour de marché, ces toiles qui séparent les étals attirent mon regard et deviennent, sous la lumière qui les caresse, les écrans d’un fascinant spectacle d’ombres chinoises : gestes, attitudes, va et vient de corps à moitié dévoilés, visages devinés, jeux de mains, attentes…

Quelles histoires nous racontent-elles, ces silhouettes drapées, ces ombres mystérieuses, entre réel et imaginaire ?

Illusion, rêverie ? Le soir venu, sur la place vide, je reste seule avec mes fantômes éphémères.